Développer une meilleure compréhension de la pollution par les PFAS dans la rivière des Outaouais en échantillonnant les zones touchées par les sources présumées de pollution par les PFAS. | Garde-rivière des Outaouais
Orientation 1.2 | Action 1.2.1.3
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), aussi surnommées « polluants éternels », sont des contaminants persistants qui peuvent nuire à la santé humaine et aquatique. Largement utilisés pour leur pouvoir antiadhésif et imperméabilisant, ils proviennent principalement d’activités industrielles, de produits de consommation et d’infrastructures comme les aéroports ou les usines de traitement des eaux usées.
En 2025, Garde-rivière des Outaouais a lancé un projet ambitieux pour mieux comprendre la présence et la répartition de ces composés dans la rivière des Outaouais | Kichi Sibi. Une première campagne d’échantillonnage a permis de prélever des échantillons sur 10 sites, entre l’embouchure de la rivière du Lièvre et Rouyn-Noranda. Les sites ont été sélectionnés pour leur proximité avec des sources présumées de pollution, telles que des industries, mines, aéroports et stations d’épuration.
Les analyses sont réalisées en collaboration avec le laboratoire Sauvé de l’Université de Montréal. Les premiers résultats permettront d’orienter la deuxième série d’échantillonnages, qui est prévue à l’automne 2025.
Les résultats serviront à :
- Documenter la présence de PFAS dans le bassin versant.
- Appuyer les efforts de plaidoyer pour que ces composés soient inclus dans les listes officielles de contaminants à surveiller.
- Encourager un échantillonnage plus étendu dans la région.
La toxicité des PFAS a été révélée au grand public dans les années 2000 lors d’un procès très médiatisé de Bilott contre DuPont, la compagnie qui a inventé et commercialisé le Téflon. Les effets toxiques sur l’humain étaient connus et classifiés par DuPont depuis les années 1980. Cette saga a d’ailleurs inspiré le film « Dark Waters », sorti en 2019. Au Québec comme ailleurs au Canada, ces substances cancérigènes commencent à être surveillées et limitées, bien que leur encadrement réglementaire demeure en développement.